17.01.2010

=> Musicien Tshokwe jouant de la sanza

17-01-2010

Musicien Tshokwe

jouant de la sanza

 La SANZA, ce petit instrument de musique typiquement africain, qui fut jadis un des plus populaire de l'Afrique Noire, est comme beaucoup d'autres instruments de musique traditionnels tombé en désuétude par les processus d'acculturation des traditions musicales des anciennes sociétés tribales.

       Toutefois, depuis quelques décennies et plus particulièrement ces dernières années, les migrations, le tourisme de masse, et les technologies modernes de communication ont provoqué l’arrivée sur les scènes internationales des « musiques du monde » ou « world music »  dont sont friands nos contemporains. Et donc une renaissance avec l’usage adapté aux techniques modernes des instruments traditionnels et un intérêt international pour ces musiques, leur permettant de survivre à l’acculturation de leur propre environnement.

       Beaucoup de pays d’Afrique, tels que la R.D. du Congo, le Zimbabwe, avaient gardé, pour ce genre d’instrument appelé sanza ou mbira, une tradition, remise à l’honneur par un usage adapté (l’électrification, par exemple) de ce petit instrument que l’on fabrique même, actuellement, jusqu’en Indonésie.

Instrument dont le son est produit par la flexion et la détente à l'aide des doigts, d'une matière flexible (métallique ou végétale).

Il s'agit d'un support sur lequel sont fixées, par l'intermédiaire d'un chevalet, une série de languettes (lamelles), vibrantes plus ou moins parallèles, c'est donc un lamellophone, plus précisément un idiophone « par pincement ». Les languettes de la sanza sont mises en vibration par les pouces du musicien qui peut même, à l'occasion, modifier, en cours de jeu, l'accord de son instrument s'il ne lui convient pas.

Originaire d'Afrique noire, la sanza ne semble pas posséder d'équivalent dans le corps instrumental occidental.

Quant à son ancienneté, les écrits divergent suivant les auteurs: pour le professeur Curt Sachs cet instrument ne serait pas très ancien, il n'aurait seulement été mentionné par les explorateurs qu'à partir du XIXe siècle. Par contre, pour d'autres musicologues, elle fut déjà décrite pour la première fois par le frère dominicain Dos Santos en 1586 sous l'appellation « ambira », puis par Bonanni, en 1722, comme « marimba de cafri »; la sanza est mentionnée de nombreuses fois, par la suite sous des noms divers.

L'aire de diffusion de la sanza s'étend presque dans toute l'Afrique Noire (avec un taux de concentration élevé dans les bassins du Congo et du Zambèze), et à certains points du golfe de Guinée mais aussi de l'Amérique Centrale et du Sud (Antilles, Guyane, Brésil ...): on suppose que la sanza aurait émigré vers l'Amérique avec l'esclavagisme. Cette présence sur les deux côtés de l'Atlantique suggère à M. Montandon que les noirs affranchis d'Amérique avaient pu la rapporter dans le Libéria et en Haute-Guinée et ainsi la ramener dans une Afrique plus septentrionale que celle où elle a sans doute vu le jour.

Si les termes « SANZA » en Kiswahili et « MBIRA » au Zimbabwe sont les deux appellations usitées les plus courantes pour désigner cet instrument de musique.

On trouve aussi selon les régions et les groupes ethniques, de nombreuses autres appellations vernaculaires pour la désigner, parmi les centaines existantes, en voici quelques unes:

LIKEMBE (en Lingala), TSHISANJI (en Tshiluba du Kasaï), KISANJI (en Luba du Shaba ex. Katanga), KALIMBA, SARTELE, GIBINJI, ILIMBA, KASELA, KIZANZI, TXA QUELE, ISANJI, ESANDJU, KADIMBA, MUTYAPATA, KANKOBELE, LUNGANDU, KYANYA, KAKOLO NDONDO, DEZA, KONE ...

Pour en savoir plus sur cet instrument de musique visitez mon blog consacré à ce lamellophone:

http://africamusica.skynetblogs.be/post/3256271/lamelloph...



Légende: Musicien ambulant
Pays: R. D. du Congo
Source: L’Illustration Congolaise - 1939 - N° 21 (Cliché Ministère des Colonies)

Remarque: Cette photo est reproduite également dans Laurenty J.S. - L’organologie du Zaïre TII - 1995 avec la légende: Musicien Tshokwe du territoire de Sandoa (Shaba) jouant de la sanga - photo: Steppe E - 1931


 


Légende: La leçon de « SANGA »

Pays: R. D. du Congo
Source: « Chromo N° 171 » après 1950 ?

Remarque: la photo précédente reprise, arrangée et éditée en chromo par les fromages "la vache qui rit"


 

sanza sandoa 2
Ancien tableau représentant ce même musicien Tshokwe ! - Dimensions: 80/60 cm
Dans le coin inféreiur droit signature et date illisibles !

 


 

17.01.2009

Photos Congo Presse & Infor Congo - Série 1/3 Confrérie des Bambuli


ANCIENNES PHOTOGRAPHIES
du
CONGO
Documents INFORCONGO & CONGOPRESSE


9 anciennes photographies consacrées à l'ex Congo Belge. Origine Inforcongo et Congopresse, deux organismes de propagande pour le Congo Belge et le Ruanda-Urundi avant leur indépendance.

Les informations géographiques concernant ces photographies datent du temps de la colonie. Certains noms de lieux ont changés après les indépendances.



Série 1/3 Confrérie des "Bambuli"

Ci après 9 photographies (entre 1950 et 1960 ?) d'une danse de la confrérie des "Bambuli". Les peaux de serval que quelques danseurs portent aux bras, sont des insignes de leur rang. Cette confrérie a des adeptes dans plusieurs tribus du Maniema et s'étend jusqu'au Nord du Katanga. Les croyances populaires attribuent aux plus éminents de ses membres des pouvoirs magiques, notamment celui d'expulser sans dommage, par une contraction musculaire, les lances et les flèches qui leur pénètrent dans le corps. Certains, appelés "Mwamba", dirigent une troupe de danseurs, et c'est au cours des danses qu'ils démontront leur immunité en pratiquant sur eux-mêmes de petites mutilations qu'ils guérissent instantanément au moyen d'une poudre appelée "Masisi".

Localité: Kibangula - Territoire: Kambabare
District: Maniema - Province: Kivu
PhotoH. Goldstein - Congopresse


bambuli 01
N° 31.64/1

bambuli 02
N° 31.64/2


bambuli 03
N° 31.64/3


bambuli 04

N° 31.64/4


bambuli 05
N° 31.64/5

bambuli 07
N° 31.64/7

bambuli 08
N° 31.64/8

bambuli 09
N° 31.64/9
 

bambuli 10
N° 31.64/10