22/04/2014

=> Paris Tribal 2014 - Galerie Philippe Ratton

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Paris tribal 2014

du 3 au 6 Avril 

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Galerie Philippe Ratton

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"Le capitaine Cottes au début de ce siècle parcourant l’immense région qui s’étend de la côte occidentale de l’Afrique au fleuve Ivindo à l’est et de la Sanaga au Cameroun jusqu’à l’Ogooué, décrivait la forêt tropicale si sombre qu’il ne pouvait "porter le regard qu’à quelques mètres à droite ou à gauche." Passé l’effroi qu’inspira les récits des premiers voyageurs tels Duchateau ou le marquis de Compiègne au XIXe siècle qui prêtaient à ces "sauvages", les Pahouins (déformation du terme allemand Pangwe, le nord du Gabon ayant été sous domination allemande jusqu’en 1916), guerriers redoutés alentours, des mœurs si barbares qu’on les disait anthropophages, on découvrit ces statuettes puissantes et mystérieuses que l’on prit pour des idoles mais dont le poli et l’harmonie nous fit parler d’Art Nègre.

Partout en Afrique Noire la vie sociale et religieuse est imprégnée du culte voué aux ancêtres dont le rite principal au Gabon est celui du byeri. Quelques morceaux de crânes ou de phalanges appartenant au défunt sont conservés dans des boites cylindriques en écorces cousues "nkekh ô byeri". L’Esa, le plus vieil homme du village et le plus proche des ancêtres, consulte le byeri dans toutes les grandes occasions. Ce petit mausolée est surmonté d’une statuette "eyema byeri" assise ou maintenue par un rostre postérieur. Des libations successives d’huiles et d’onguent, de poudre rouge de padouk mêlée au sang de cabri sacrifié, donnent à ces reliquaires une patine vivante et sensuelle. Les stigmates de quelques morsures animales ou rituelles apparaissent parfois sur les lèvres ou le sexe.

Les collectionneurs prisèrent très tôt ces statuettes, surpris qu’un artiste anonyme perdu dans la lointaine Afrique puisse répondre aussi brillamment à son insu aux préoccupations de nos artistes contemporains. L’ancien illustre propriétaire de cette statuette, André Lefèvre, grand lettré et admirateur de peintres comme Picasso, Braque, Léger, Laurens ou encore Modigliani, s’inscrit également parmi les figures les plus engagées dans la reconnaissance des arts africains. C’est son ami André Level, qui dès 1907, lui aurait fait découvrir l’Art Nègre. Deux œuvres d’art africain de la collection André Lefèvre sont aujourd’hui exposées au musée du Louvre (pavillon des Sessions) consacrant l’œil précurseur de ce collectionneur." Texte de: 
Paris tribal 2014

 

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