24/03/2014

=> MRAC / KMMA Africa Museum Tervuren - Kongo 2 (28)

ATTENTION 

POUR CAUSE DE RENOVATION !

Depuis le 01-12-2013 le MRAC / KMMA de TERVUREN EST FERME POUR PLUSIEURS ANNEES.

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Kongo 2

(28) 

Salle d'Ethnographie comparée

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MUSEE ROYAL DE L'AFRIQUE CENTRALE 

(MRAC)

KONINKLIJK MUSEUM VOOR MIDDEN-AFRIKA 

(KMMA)
www.africamuseum.be

Leuvensesteenweg 13 - 3080 Tervuren 

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Les légendes ci-dessous proviennent des cartels de la vitrine KONGO

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(1) -  Hochet ntafu maluangu. Cet objet utilisé dans les régions occidentales du pays kongo est un symbole associé à l'école d'initiation (nkimba) des jeunes garçons. Les deux personnages placés dos à dos au sommet du hochet représentent les aînés de la classe d'âge. Tous deux regardent dans des directions opposées pour signifier qu'ils ont acquis au cours de leurs réclusions dans le camp d'initiation les connaissances ésotériques relevant du monde visible et invisible, de l'espace des vivants et de celui des morts.

(2, 3 et 4) - Les cannes kongo, mvwala, symbolisent l'autorité du chef et légitiment son pouvoir. Les motifs anthropomorphes de certaines d'entre elles évoquent directement l'ancêtre féminin fondateur du lignage. Elles rappellent aussi l'indissociable lien qui unit les vivants aux morts; par leur intermédiaire le chef se réclame de toute une lignée d'ancêtres qui lui donne les pleins pouvoirs.

(5) - Les masques ndunga des Woyo sont des agents du contrôle social qui interviennent comme une police secrète. Ils sortent à l'occasion de conflits sociaux mais aussi au moment des funérailles et des investitures de chefs et de notables ainsi que pour les rituels religieux. Les porteurs font parties d'une association secrète appelée bakama. Les ndunga représentent des personnages spécifiques dont ils assument la personnalité dans leur comportement. Pour pouvoir les reconnaître, il est pratiquement indispensable d'être confronté au masque "vivant" au moment où il apparaît dans le village. En effet, le costume, la danse et la manière de se conduire sont autant d'indices qui permettent de préciser de quel ndunga il s'agit.

(6) - Sifflet nsiba. Fabriqué à partir d'une petite corne d'antilope, ce sifflet sculpté présente une figure anthropomorphe. Comme les cloches dibu, il évoque les instruments utilisés par les chasseurs et fait partie des objets rituels qu'utilise le nganga pour appeler les esprits nkisi

(7) - Le chasse-mouches fait partie des insignes de pouvoir: il affirme l'autorité du chef et éloigne de sa personne les esprits malveillants. 

(8) - Cette cuillère, en bois au manche orné d'une figure anthropomorphe était réservée au repas consommés dans un contexte rituel.

(9) - Ces masques sont directement en relation avec l'activité du nganga (spécialiste rituel), intermédiaire tellement privilégié avec les nkisi (esprits du monde des morts) qu'il est parfois associé à eux. Lorsqu'il porte ce type de masque, le nganga abandonne littéralement sa personnalité pour investir celle du nkisi et, par là-même, profiter de ses pouvoirs surnaturels. les masques de nganga sont vécus comme des apparitions extrêmement effrayantes - l'incarnation d'un esprit venu du monde des morts ne peut être un événement anodin - et certains exemples sont d'ailleurs recouverts de blanc, couleur associée au trépas. Des textes relatent que des nganga détenteurs de ce type d'objet étaient particulièrement réputés pour aller rechercher, dans le monde des morts l'âme d'un malade en train de mourir. Cela correspond bien au même paradoxe évoqué par les nkondi où une force surnaturelle très puissante et potentiellement dangereuse est mise en oeuvre à des fins bénéfiques pour la société.

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 (10) - Voir => (9)

(11) - Ce double hochet  permettait au devin (nganga) d'entrer en communication avec les esprits. Les deux parties dont il est constitué sont d'ailleurs un rappel de son rôle lié aux mondes visible et invisible.

(12) - Colonne funéraire. Les objets funéraires en terre cuite, souvent décorés de motifs abstraits ou figuratifs, servaient à marquer les lieux de sépulture réservés aux chefs et aux dignitaires.

(13) - Statue funéraire ntandi. Le terme ntandi se réfère à la stéatite (pierre tendre) dans laquelle cet objet est sculpté. Les Kongo lui donnent encore d'autres noms, à savoir ntumba évocation de sa fonction funéraire commémorant le souvenir d'un ancêtre ou fumani à cause de l'attitude pensive (la tête inclinée reposant sur la main) du personnage qui s'inquiète pour sa descendance. La statue, aussi considérée comme réceptacle de l'esprit du défunt, est investie des capacités protectrices que l'ancêtre en question nourrit à l'égard de sa descendance.

(14) - Cette roue monoxyle appartenait au char, réservé à l'enterrement des chefs, avec lequel on transportait les corps jusqu'au cimetière traditionnel.

(15) - Cette épée, copiée d'après un exemple d'importation occidentale, faisait partie des insignes de pouvoir.

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(16) - Cette épée  à la poignée ornée de deux pierres (bleue et rouge) était l'insigne de pouvoir du chef de village de Kitombe.

(17 et 18) - Couvercles à proverbes. Les scènes représentées sur ces disques de bois illustrent des proverbes. Lorsqu'une femme kongo a un reproche à formuler vis-à-vis de son conjoint, elle utilise ce type de couvercle pour fermer le récipient qui contient le repas. Par ce biais, elle signifie sans éclats et publiquement son désaccord; en effet, quiconque partage, à ce moment-là, le repas du mari comprendra le message; ce qui met presque implicitement, l'homme visé en demeure de changer son comportement.

(19) - Les pots en terre cuite font partie des ustensiles dont l'usage est quotidien. La présence d'une tête sculptée sur celui-ci permet d'augurer qu'il servait plutôt à la préparation des bilongo, substances rituelles et magiques.

(20 et 21) - Réalisés en fibres tressées, les bonnets de chef présentent des motifs abstraits d'une grande finesse. Les dents de léopard qui ornent le bord intérieur de l'un des exemples évoquent l'incontestable pouvoir de celui qui le détient.

(22) - Réalisé en coton, ce châle court est l'apanage des dignitaires et des chefs (à l'instar des bonnets de fibres tressées).

(23) - Petit récipient utilisé par les chasseurs pour conserver la poudre à fusil. 

(24) - Planchette calendrier. Les sept trous perforés dans cette petite planche servaient à compter les jours de la semaine. 

(25) - Ce type de collier appartenait probablement à un dignitaire de la puissante association lemba. L'apogée de cette société, qui pratiquait le culte des lemba, un nkisi important se situe entre le XVIIe et le XIXe siècles. Elle fonctionnait comme un organe d'élite réunissant tous les gens de pouvoir et d'argent et s'occupait de régler les problèmes inhérents à leur sphère d'activités: commerce, guérison, conflits.

(26) - Cruche polychrome "Toby jug". Retrouvé dans le nord de l'Angola sur la tombe d'un chef de clan, cet objet de faïence polychrome d'origine anglaise date du début du XIXe siècle. Chez les Kongo, il signalait, par sa présence, la tombe d'un personnage de haut rang.

(27) - Ce fragment de terre cuite est le goulot sculpté en forme de tête humaine, d'un récipient aujourd'hui disparu. Il provient de la zone littorale du pays kongo et était enfermé dans un petit panier.

(28) - Panier

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http://sanza.skynetblogs.be/mrac-les-vitrines/

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