31.12.2011
=> Luths (jungga) de Sumba / Indonésie

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deux LUTHS (jungga) bois, corde
H: 68 et 77 cm
Indonésie (Sumba - Petites îles de la sonde orientales)
Deux luths en bois à 2 cordes et 5 frets de forme naviforme. Forme que l'on retrouve aussi dans d'autre îles d'Indonésie: Borneo, Sulawesi ...
"Les Sumbanais ont une culture vivante, marquée par des pratiques animistes, musique, danse et conte. Le jungga est souvent joué pour accompagner l'amour profane ou des chansons de divertissements. Ces luths appartiennent à la famille des cordophones et se retrouvent dans toute l'Indonésie. Ils ont été importés probablement de l'Inde pendant les périodes de forte influence hindoue".
Texte from: http://orgs.usd.edu/nmm/Oceania/2591IndonesianLute/...

Sumba est une des îles de la Sonde qui appartient à la sphère de la culture mégalithique dongsonnienne, dont les mégalithes peuvent être comparés à ceux de Nias par leur beauté, alors que ses tissus "ikat" aux couleurs superbes et au symbolisme remarquable restent inégalés.
De nombreuses légendes relatent l'arrivée des Sumbanais venus de "l'autre côté de l'Inde", à travers le détroit de Malacca vers Java et Bali. Au 16e siècle, les Portugais établissent un comptoir fortifié sur la côte est de l'île. Mais ce n'est pas avant le début du 20e siècle que les Hollandais mettent en place une véritable structure coloniale à Sumba. Le culte des ancêtres, ou "Merapu", est à la base de la religion indigène prédominante à Sumba. Car la principale fonction de tout Sumbanais est d'honorer et de se concilier les esprits des ancêtres, Ces êtres tout-puissants responsables en grande partie de la santé et des récoltes de leurs descendants. Ici, les gens croient qu'un mort emporte toutes ses possessions avec lui. Ainsi pendant les funérailles, on tue du bétail, des chevaux, des buffles et des cochons.
Sumba est un île constituée par une succession de collines volcaniques entrecoupées de plateaux herbeux. Cela a favorisé l'élevage des chevaux introduits par les Portugais. Ils tinrent de tout temps un rôle important dans l'économie, dans les fêtes et les échanges commerciaux.
Pendant longtemps la richesse de l'île reposa sur l'exploitation du bois de santal et des chevaux, troqués par les Portugais contre des porcelaines chinoises. Les Hollandais s'acquittaient en numé-raire, procurant aux insulaires l'or dont leur île était dépourvue, avec les Indiens contre des perles de couleur, avec les Javanais et les Sumatrais contre de l'ivoire, des bijoux, des armes de métal. C'est par ces échanges, que l'orfèverie de Sumba a joué un rôle historique.
A Sumba, la position sociale et la richesse sont largement héréditaires, suivant un schéma de clans de type féodal et patrilinère. Tout en haut de la hiérarchie les nobles ou "Raja", tout en bas les esclaves ou "Ata", le gros de la population étant les hommes libres des fermiers. Ces nobles ont été longtemps responsables des guerres clani-ques, il fallait retourner au village avec un maximum de têtes qu'on accrochait aux branches d'un arbre sacré, "arbre à crânes ou andung". Pour venger un meurtre, il fallait au moins huit crânes dont chacun repésentait l'une des étapes de la migration des ancêtres vers Sumba. De nos jours la chasse aux têtes ayant disparu, des combats rituels à cheval "pasola" remplacent les guerres incessantes que se livraient depuis toujours les nobles de l'île.
15:10 Écrit par sanza dans Art d'Asie & d'Océanie, Musique, Sumba | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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29.12.2011
=> Tambours / drums (tifa) de Tanimbar / Indonésie

TAMBOURS (tifa) bois, peau, métal, fibres (rotin)
H: 49 et 31 cm
Indonésie (Tanimbar - Archipel des moluques du sud-est)
Les fûts en bois sont en forme de sablier, les pieds sont gravés. La membrane en peau est fixée au fût par un système de tressage en rotin, lui-même ligaturé à un cerceau.
Moluccan drum Tifa
Tenu d'une main et frappé de l'autre, ces petits tambours (tifa), étaient à l'origine, utilisés dans les cérémonies rituelles importantes tel que les danses guerrières "Cakalele". On les retrouve sous diverses variantes, des îles de la Sonde à la Nouvelle-Guinée en passant par les Moluques.

L'archipel des Moluques découvert au XVIe S. par les portuguais, rassemble un grand nombre de petites îles dispersées entre Sulawesi (les Célèbes), la pointe de l'Irian Jaya (Papouasie) et l'extrémité des petites îles de la Sonde.
L'archipel est divisé en trois parties:
- Les Moluques du nord, avec Halmahera, Obi, Sula.
- Les Moluques médianes ou îles des épices, avec Buru, Ambon, Seram, Banda.
- Les Moluques du sud (les îles du sud-ouest avec leti, Lakor, Moa, Sermate, Damar, Babar et les îles du sud-est avec l'archipel de Tanimbar, Aru, Kei).
Les Moluques du nord et médiane furent soumises, très tôt, à une forte influence extérieure (européenne et islamique), quoique Seram et Buru furent occupées par les farouches guerriers "Alfuro", grands chasseurs de têtes, qui furent repoussés dans les montagnes.
Les autres îles plus au sud telles que Leti, Tanimbar... restèrent à l'écart du réseau commercial et conservèrent juqu'au début du XXe S. leur aspect culturel animiste.
Leti et l'archipel de tanimbar peuvent être considéré comme une zone de transition entre la culture indonésienne, mélanésienne et de la Nouvelle-Guinée.
Les habitants de ces régions tirent leur subsistance principale de la culture des tubercules et dans une moindre mesure, depuis l'époque moderne seulement, du riz, maïs et sagoutier. Les bêtes à cornes et le buffle sont inconnus, en revanche, la chasse et la pêche fournissent un apport considérable à l'alimentation.
http://siwalima.atspace.com/virtual_museum.html

Tanimbar archipelago. Young men from the island of Saluru.
Photo: Kon. Inst. v/d Tropen, Amsterdam
Réf.: Barbier J. P. / Indonesian Primitive Art / Dallas Museum of Art / 1984 / p. 143

Men dancing with ceremonial drums, Luang.
Photo: de Jonge Nico
Réf.: Taylor P. M. & Aragon L. V. / Beyond the Java Sea / Smithsonian - Washington / 1991 / p. 238

A dancer beats a small drum. Palm leaves and bird of paradise feathers have been stuck in the headcloth; over his shoulder hangs a locally-made loincloth.
Photo: Drabbe P.
Réf.: Drabbe P. / Tanimbar - Maluku: The unique Moluccan photographs of Petrus Drabbe / Periplus / 1995 / n° 37
10:28 Écrit par sanza dans Art d'Asie & d'Océanie, Indonésie, Tanimbar | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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27.12.2011
=> MAYA - De l'aube au crépuscule - MAYA CLASSIQUE 2/3
Exposition qui a eu lieu au Musée du quai Branly à Paris du 21 juin au 02 octobre 2011
Suite à : http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/11/24/maya-de-l-...
MAYA
DE L'AUBE AU CREPUSCULE
COLLECTIONS NATIONALES DU GUATEMALA
Du 21 juin au 02 octobre 2011
Musée du quai Branly

Catalogue:
MAYA de l'aube au crépuscule
Collections nationales du Guatemala
Ouvrage sous la direction de Juan-Carlos Mélendez
Editeur: Musée du Quai Branly / Somogy
Langue: Français
Nombre de pages: 199
230 illustrations
Avec des céramiques peintes, stèles, parures, bijoux, etc... nous parcourons plus de 3500 ans d'histoire des Mayas du Guatemala de 2000 av. J.-C. à 1524 apr. J.-C.
- Son développement: MAYA PRECLASSIQUE (2000 av. J.C. à 250 ap. J.C.)
- Son apogée: MAYA CLASSIQUE (250 à 1000 ap. J.C.)
- Son déclin: MAYA POSTCLASSIQUE (800 à 1524 ap. J.C.)
La civilisation Maya qui s'est développée en Amérique Centrale a occupé la partie sud du Mexique jusqu'au Honduras et du Salvador et comprend le Belize et le Guatemala.
Avec les civilisations des Incas et des Aztèques, la civilisation Maya est l'une des trois grandes civilisations qui a marqué l'histoire de l'Amérique préhispanique jusqu'en 1524, année de l'arrivée des premiers Conquistadores de Pedro de Alvarado dans l'ancien règne K'iche situé dans la république guatémaltèque actuelle.
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MAYA CLASSIQUE
Classique ancien (250 - 550 ap. J.C.)
Classique ancien-récent (250 - 800 ap. J.C.)
Classique (250 - 1000 ap. J.C.)
Classique récent (550 - 800 ap. J.C.)
Classique récent-terminal (550 - 1000 ap. J.C.)
Classique terminal (800 - 1000 ap. J.C.)
Classique ancien (250 - 550 ap. J.C.)
Encensoir anthropomorphe en céramique - H. 42,1 cm
Vase monochrome en céramique - H. 21,5 (classique récent)
Encensoir zoomorphe en céramique - H. 13,5 cm
Sifflet anthropomorphe céramique - H. 15,2 cm
Récipient anthropomorphe en céramique - H. 28 cm
Bol en céramique - D: 19,1 cm
Bol à bande glyphique en céramique - D: 19 cm (classique récent)
Jarre à décor de melon en céramique - H: 27 cm (classique)
Urne zoomporphe en céramique - H: 37 cm
Ecuelle tétrapode en céramique - H: 37 cm (classique récent)


Vase polychrome en céramique - H: 20 cm
Ecuelle polychrome en céramique - H: 23,5 cm

Vase polychrome en céramique - H: 8,9 cm
Vase stuqué et peint en céramique - H: 18,5 cm

Vase à motifs glyphiques en céramique céramique - H: 21,2 cm
Ecuelle en céramique - H: 26,5 cm

Vase anthropomorphe en céramique - H: 21,5 cm

Vase cylindrique en céramique - H: 14 cm (classique récent)
Figurine en fuschite - H: 25,5 cm
Jarre miniature en céramique (détail) - H: 8,2 cm
Classique ancien-récent (250 - 800 ap. J.C.)
Sculpture zoomorphe en roche volcanique - H: 25,4 cm
Classique (250 - 1000 ap. J.C.)
Conque incisée, coquillage - L: 35,5 cm
Camahuil en pierres verte (4) - H: 25; 20,5; 20; 27 cm
Panneau 1 de la Corona de deux blocs en calcaire - L: 56 cm
Classique récent (550 - 800 ap. J.C.)
Marqueur de terrain de jeu de balle en pierre - D: 62,5 cm

Vase stuqué et peint - H: 10,5 cm
Bol polychrome en céramique - H: 14 cm
Deux petites jattes polychromes en céramique - H: 14,6 et 17,8 cm
Sifflet polychrome en céramique - H: 21 cm
Figurine d'un dignitaire en céramique - H: 24,5 cm
Moule à figurine en céramique - H: 16 cm
Pectoral en coquillage - L: 11,3 cm

Os sculpté - H: 10,4 cm





































































































































