28.08.2011
=> Chez les Mbole de la zone d'Opala R.D.C. - Photos de Charles Hénault

Les Mbole vivent sur la Tshuapa et le Moyen-Lomani. Ils appartiennent par la langue et leur culture au peuple Mongo.
Chez les Mbole la vie du groupe est régie par trois sociétés importantes: l'Ekanga qui est une société de guérisseurs et de devins, l'Otuku, une société pour les épouses de dignitaires et la Lilwa association dominante qui règle les relations entre les lignages et supervise les différents aspects de la vie chez les Mbole.
La société du Lilwa était connue pour leurs effigies de "pendus" ou "Ofika" spécifiques à cette société et qui ont comme but d'impressionner. Ce type de statue représente un homme au dos courbé et aux jambes et aux bras minces et ballants qui symbolise des pendus exécuté pour avoir transgressé les lois et la philosophie morale de la société d'initiation Lilwa. Ce type de figure n'est exposée que lors des rites de passage des nouveaux membres de cette société.
Les masques d'initiation portés par les responsables du Lilwa et destinés à marquer l'autorité de leurs dignitaires.
L'administration coloniale Belge tenta d'interdire cette secte dans les années 1945-1946.
Les photos qui suivent sont de Charles Hénault. Elles ont été prises dans la zone d'Opala en 1975, lors de son intronisation honorifique à la société du Lilwa.

















20:09 Écrit par sanza dans Art du Congo, Charles Hénault, Mbole, Opala | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook | |
23.08.2011
=> Exposition DOGON 4/4 - Musée du quai Branly à Paris: bijoux, objets en bronze et en fer, pilliers de Toguna
Cette exposition qui a eu lieu au Musée du quai Branly à Paris du 05 avril au 24 Juillet sera transférée à la Kunst-und Austellungshalle à Bonn du 14/10/2011 au 22/01/2012 en Allemagne
****
DOGON
Musée du quai Branly
37, quai Branly - 75007 Paris
du 05 avril au 24 juillet 2011
L’exposition « Dogon » présente l’histoire de l’art et de la culture dogon, depuis le 10ème siècle jusqu’à nos jours, à travers plus de 330 œuvres exceptionnelles issues de collections du monde entier et rassemblées pour la première fois en France.
L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus parmi les œuvres issues des cultures d’Afrique.
Outre les chefs-d’œuvre qui ont fait la renommée de l’art dogon, l’exposition présente des pièces cultuelles, ou même d’usage quotidien, qui évoquent les préoccupations métaphysiques et esthétiques des populations les ayant produites. Les typologies de ces objets, aux techniques virtuoses et variées, ont été rarement dévoilées en regard des grandes pièces de la statuaire.
Plus de dix siècles d’histoire des peuplements, des influences artistiques et culturelles sont ainsi parcourus à travers un rassemblement unique de chefs-d’œuvre incontournables et de pièces du quotidien inédites qui témoignent du peuplement progressif du pays dogon et de la richesse de sa diversité stylistique.
Hélène Leloup
Commissaire de l'exposition
****

Catalogue DOGON
par Hélène Leloup Commissaire de l'exposition avec la contribution de L. Cissé et B. gardi
L’ouvrage retrace l’histoire de la culture dogon depuis le Xe siècle jusqu’à nos jours, à travers 310 œuvres venant du monde entier. L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus d’Afrique. Outre les statues et les masques des Dogons, leur création plastique compte bon nombre d’autres pièces cultuelles ou d’usage quotidien de grande qualité, qui évoquent leurs préoccupations tant métaphysiques qu’esthétiques.
416 pages, 400 illustrations 39 € broché • 49 € relié
Coédition musée du quai Branly/Somogy
****
Sur les 2000 m² de la Galerie Jardin, l’exposition DOGON se compose de trois grandes parties thématiquesqui illustrent l’histoire de l’art et de la culture du peuple dogon au travers de productions artistiques variées.
Introduction : Histoire et origines des migrations des Dogon
Les récentes recherches historiques sur l’Afrique de l’Ouest ont démontré que les populations établies dans les diverses zones de la région n’étaient pas isolées. Les vagues de migrations, les pistes caravanières, les échanges commerciaux sur de longues distances ainsi que les relations avec les autres peuples résidant dans la région de Bandiagara ont permis de former un réseau développé de contacts, bien avant l’arrivée des Européens. La population dogon s’est donc enrichie de ces acquis que lui ont apportés les civilisations alentours.
Première partie : Styles de statuaire en pays dogon
Au-delà de l’unité apparente d’une identité commune forgée au fil des siècles, les statues présentées dans cette partie dévoilent la remarquable créativité des peuples du pays dogon et la grande diversité de ses productions artistiques. Elle explore la complexité sous-jacente au pays dogon, perçu à tort comme un continuum culturel.
Réparties selon différents styles correspondants à des peuples différents ou à des zones géographiques spécifiques, 133 sculptures exceptionnelles témoignent de cette richesse : Djennenke, N’Duleri, Tombo, Niongom, et Tellem, Dogon-Mande, Tintam, Bombou Toro, Kambari, Komakan, styles de la falaise et de la plaine du Séno.
A leur arrivée sur le plateau de Bandiagara, les Dogon se retrouvent face à des peuples occupant déjà la région et possédant une culture matérielle élaborée.
Sculptures et textiles des Tellem retrouvés dans les sanctuaires coexistent sur la falaise avec les oeuvresNiongom et Dogon mandé, tandis qu’au nord les sculptures Djennenké et, au centre du plateau, les piècesTombo témoignent des vagues migratoires différentes.
Deuxième partie : La fascination des anthropologues: peintures et masques
L’intérêt qui se développe en Occident pour l’art dogon, de la conquête de Bandiagara en 1893 jusqu’à aujourd’hui, est d’abord une ambition scientifique, qui trouve sa pleine expression dans la mission Dakar-Djibouti (1931-1933). Cette partie explore l’approche institutionnelle des premières collectes, point de départ de la diffusion de la connaissance de l’art dogon en Occident.
L’évocation de deux figures de l’imaginaire anthropologique, Louis Desplagnes et Marcel Griaule, permet de comprendre comment l’art dogon s’impose à la curiosité et au goût européen.
* Peintures rupestres
C’est en 1907 que Louis Desplagnes, dans son livre Le plateau central nigérien, amorce les premières études des arts et cultures du pays dogon, suite à une expédition dans la région de Bandiagara.
Il met au jour un art rupestre remarquable par la vivacité et le dynamisme de son expression, et ses collectes alimentent le musée d’ethnographie du Trocadéro. Une vingtaine de peintures rupestres sont présentées dans cette sous-section.
* Masques
Marcel Griaule propose dans Masques dogons (1938) une typologie d’une grande précision ethnographique. Objet de recherche privilégié, le masque dogon participe à la construction de cette discipline ethnologique. 35 masques dogon exposés évoquent la classification définie dans cet ouvrage.
Troisième partie : objets porteurs de sacré, objets de collection
Parallèlement à la quête scientifique et au développement des missions d’enquêtes sur le terrain, la fascination pour les objets et sculptures dogon s’intensifie. Les collectionneurs s’entourent non seulement de pièces de statutaires dogon mais aussi d’objets singuliers.
Un montage de 35 minutes d’extraits du film de Jean Rouch le Dama d’Ambarra (1974) vient enrichir le début de cette séquence.
Les 140 objets exposés dans cette dernière section témoignent de l’inclination des sculpteurs dogons à évoquer le mythe d’origine dans les objets du quotidien et d’éléments d’architecture tels que bijoux, objets en bronze et en fer, poulies, portes, serrures, sièges, appuie-têtes, sculptures d’animaux, autels, arches, coupes et plats.
Ces objets déclinent les mêmes thèmes « magico-religieux » que les sculptures présentées dans la première partie.
À la fin du parcours des piliers de Toguna, la « case à palabres » construction ouverte érigée au centre des villages dogon mènent à la grande statue djennenké du musée du quai Branly, chef d’oeuvre incontournable de l’art du pays dogon.
Consulté ce Texte sur: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_CP_Dogon_01.pdf
****
http://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/enseignant...
http://www.franceinter.fr/evenement-dogon-0?page=2
http://www.tribalmagazine.com/T60fr/index.html#/72/
****
Suite à :
Styles de statuaire en pays dogon
http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/07/26/exposition...
http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/08/10/dogon-2.html
http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/08/15/dogon-etc....
****
Objets en bronze et en fer, bijoux, pilliers de Toguna
Hormis la statuaire et les masques, les artisans forgerons dogon ont produit de nombreux autres objets d'usage quotidien mais aussi d'architecture. Tous ces objets ont comme point commun de présenter des thèmes magico-religieux qui les relie tous par une décoration de motifs et personnages issus de la cosmogonie dogon et du mythe de la création de l'univers par Amma le dieu suprême et du Nommo qui enseignera aux hommes le langage, le tissage et l'agriculture.
Pour plus d'informations consulter: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQ...
Chez les dogons les forgerons constituent une caste à part dans la société dogon car ils sont les seuls à pouvoir travailler le métal mais aussi sculpter les statues et les portes de greniers, serrures, poulies de métier à tisser, pilliers de toguna en bois. Ils n'ont pas le droit de cultiver la terre mais reçoivent leur part en compensation de leur travail.
Non seulement ils produisent des ustensiles destinés à la vie courante du village tels que couteaux, récipients, outils agricoles, armes de chasse ... Mais aussi des bijoux en fer ou en alliage cuivreux et des fers rituels, objets magico-religieux qui détiennent des vertus de guérison, de protection ou de sorcellerie qui sont utilisés dans le culte du binu, culte dédié aux ancêtres mythiques. Ils sont fixés sur les autels dédiés aux ancêtres ou au sommet des sanctuaires et reçoivent des sacrifices et des offrandes de bouillie de mil.
C'est dans les années 1950-60, avec l'islamisation du pays dogon, qui a entrainé l'abandon de sanctuaires pour les cultes traditionnels, que l'on a vu arriver dans les collections européennes de nombreux objets en fer et bijoux qui étaient jusqu'alors la propriété de dignitaires religieux et de chefs de famille.













Pilliers de TOGU NA
Togu signifie "abri" et na "grand" ou "mère".
La togu na ou "case à palabres" est une construction ouverte faite d'un épais toit de tiges soutenu par des pilliers souvent sculptés de représentations à fonction symbolique liées à la fertilité.
La togu na est l’un des premiers bâtiments construits lors de la fondation d’un village. C'est un lieu associé à la parole car il est le lieu de réunion pour les hommes, là, où ils discutent des affaires du village et rendent la justice.



Grande statue androgyne aux bras levés Djennenké (IXe -Xe siècle), bois, H: 210 cm
22:30 Écrit par sanza dans Art d'Afrique, Dogon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
Facebook | |
18.08.2011
=> Exposition DOGON 3/4 - Musée du quai Branly à Paris: objets porteurs de sacré, objets de collection
Cette exposition qui a eu lieu au Musée du quai Branly à Paris du 05 avril au 24 Juillet sera transférée à la Kunst-und Austellungshalle à Bonn du 14/10/2011 au 22/01/2012 en Allemagne
****
DOGON
Musée du quai Branly
37, quai Branly - 75007 Paris
du 05 avril au 24 juillet 2011
L’exposition « Dogon » présente l’histoire de l’art et de la culture dogon, depuis le 10ème siècle jusqu’à nos jours, à travers plus de 330 œuvres exceptionnelles issues de collections du monde entier et rassemblées pour la première fois en France.
L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus parmi les œuvres issues des cultures d’Afrique.
Outre les chefs-d’œuvre qui ont fait la renommée de l’art dogon, l’exposition présente des pièces cultuelles, ou même d’usage quotidien, qui évoquent les préoccupations métaphysiques et esthétiques des populations les ayant produites. Les typologies de ces objets, aux techniques virtuoses et variées, ont été rarement dévoilées en regard des grandes pièces de la statuaire.
Plus de dix siècles d’histoire des peuplements, des influences artistiques et culturelles sont ainsi parcourus à travers un rassemblement unique de chefs-d’œuvre incontournables et de pièces du quotidien inédites qui témoignent du peuplement progressif du pays dogon et de la richesse de sa diversité stylistique.
Hélène Leloup
Commissaire de l'exposition
****

Catalogue DOGON
par Hélène Leloup Commissaire de l'exposition avec la contribution de L. Cissé et B. gardi
L’ouvrage retrace l’histoire de la culture dogon depuis le Xe siècle jusqu’à nos jours, à travers 310 œuvres venant du monde entier. L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus d’Afrique. Outre les statues et les masques des Dogons, leur création plastique compte bon nombre d’autres pièces cultuelles ou d’usage quotidien de grande qualité, qui évoquent leurs préoccupations tant métaphysiques qu’esthétiques.
416 pages, 400 illustrations 39 € broché • 49 € relié
Coédition musée du quai Branly/Somogy
****
Sur les 2000 m² de la Galerie Jardin, l’exposition DOGON se compose de trois grandes parties thématiquesqui illustrent l’histoire de l’art et de la culture du peuple dogon au travers de productions artistiques variées.
Introduction : Histoire et origines des migrations des Dogon
Les récentes recherches historiques sur l’Afrique de l’Ouest ont démontré que les populations établies dans les diverses zones de la région n’étaient pas isolées. Les vagues de migrations, les pistes caravanières, les échanges commerciaux sur de longues distances ainsi que les relations avec les autres peuples résidant dans la région de Bandiagara ont permis de former un réseau développé de contacts, bien avant l’arrivée des Européens. La population dogon s’est donc enrichie de ces acquis que lui ont apportés les civilisations alentours.
Première partie : Styles de statuaire en pays dogon
Au-delà de l’unité apparente d’une identité commune forgée au fil des siècles, les statues présentées dans cette partie dévoilent la remarquable créativité des peuples du pays dogon et la grande diversité de ses productions artistiques. Elle explore la complexité sous-jacente au pays dogon, perçu à tort comme un continuum culturel.
Réparties selon différents styles correspondants à des peuples différents ou à des zones géographiques spécifiques, 133 sculptures exceptionnelles témoignent de cette richesse : Djennenke, N’Duleri, Tombo, Niongom, et Tellem, Dogon-Mande, Tintam, Bombou Toro, Kambari, Komakan, styles de la falaise et de la plaine du Séno.
A leur arrivée sur le plateau de Bandiagara, les Dogon se retrouvent face à des peuples occupant déjà la région et possédant une culture matérielle élaborée.
Sculptures et textiles des Tellem retrouvés dans les sanctuaires coexistent sur la falaise avec les oeuvresNiongom et Dogon mandé, tandis qu’au nord les sculptures Djennenké et, au centre du plateau, les piècesTombo témoignent des vagues migratoires différentes.
Deuxième partie : La fascination des anthropologues: peintures et masques
L’intérêt qui se développe en Occident pour l’art dogon, de la conquête de Bandiagara en 1893 jusqu’à aujourd’hui, est d’abord une ambition scientifique, qui trouve sa pleine expression dans la mission Dakar-Djibouti (1931-1933). Cette partie explore l’approche institutionnelle des premières collectes, point de départ de la diffusion de la connaissance de l’art dogon en Occident.
L’évocation de deux figures de l’imaginaire anthropologique, Louis Desplagnes et Marcel Griaule, permet de comprendre comment l’art dogon s’impose à la curiosité et au goût européen.
* Peintures rupestres
C’est en 1907 que Louis Desplagnes, dans son livre Le plateau central nigérien, amorce les premières études des arts et cultures du pays dogon, suite à une expédition dans la région de Bandiagara.
Il met au jour un art rupestre remarquable par la vivacité et le dynamisme de son expression, et ses collectes alimentent le musée d’ethnographie du Trocadéro. Une vingtaine de peintures rupestres sont présentées dans cette sous-section.
* Masques
Marcel Griaule propose dans Masques dogons (1938) une typologie d’une grande précision ethnographique. Objet de recherche privilégié, le masque dogon participe à la construction de cette discipline ethnologique. 35 masques dogon exposés évoquent la classification définie dans cet ouvrage.
Troisième partie : objets porteurs de sacré, objets de collection
Parallèlement à la quête scientifique et au développement des missions d’enquêtes sur le terrain, la fascination pour les objets et sculptures dogon s’intensifie. Les collectionneurs s’entourent non seulement de pièces de statutaires dogon mais aussi d’objets singuliers.
Un montage de 35 minutes d’extraits du film de Jean Rouch le Dama d’Ambarra (1974) vient enrichir le début de cette séquence.
Les 140 objets exposés dans cette dernière section témoignent de l’inclination des sculpteurs dogons à évoquer le mythe d’origine dans les objets du quotidien et d’éléments d’architecture tels que bijoux, objets en bronze et en fer, poulies, portes, serrures, sièges, appuie-têtes, sculptures d’animaux, autels, arches, coupes et plats.
Ces objets déclinent les mêmes thèmes « magico-religieux » que les sculptures présentées dans la première partie.
À la fin du parcours des piliers de Toguna, la « case à palabres » construction ouverte érigée au centre des villages dogon mènent à la grande statue djennenké du musée du quai Branly, chef d’oeuvre incontournable de l’art du pays dogon.
Consulté ce Texte sur: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_CP_Dogon_01.pdf
****
http://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/enseignant...
http://www.franceinter.fr/evenement-dogon-0?page=2
http://www.tribalmagazine.com/T60fr/index.html#/72/
****
Suite à : Styles de statuaire en pays dogon
http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/07/26/exposition...
http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/08/10/dogon-2.html
****
Objets porteurs de sacré, objets de collection
Depuis Louis Desplagnes qui rapporta au musée d'ethnographie du Trocadéro (ancêtre du Musée de l'Homme) ses premiers objets dogon, de nombreuses autres missions scientifiques et de récoltes se sont succédées dans la région de la Falaise de Bandiagara. Les plus importantes sont à mettre à l'actif de: Marcel Griaule et Georges-Henri Rivière dans les années 1930, qui seront suivies de celles de Germaine Dieterlen, Solange de Ganay, Geneviève Calame-Griaule et Francine N'Diaye dans les années 1960-1970 sans oublier Rogier Bedaux et son étude sur les Tellem entre 1980-1990.
Hormis la statuaire et les masques, les artisans forgerons dogon ont produit de nombreux autres objets d'usage quotidien mais aussi d'architecture. Tous ces objets ont comme point commun de présenter des thèmes magico-religieux qui les relie tous par une décoration de motifs et personnages issus de la cosmogonie dogon et du mythe de la création de l'univers par Amma le dieu suprême et du Nommo qui enseignera aux hommes le langage, le tissage et l'agriculture.
Pour plus d'informations consulter: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_DP_Dogon.pdf
* Etriers de poulies de métier à tisser
Le tissage est une activité fondamentale chez les dogon. C'est le Nommo qui a enseigné le tissage aux hommes en même temps que le langage.
"Chaque partie du métier à tisser correspond à un organe qui permet d'émettre la parole:
- la poulie est associée aux cordes vocales
- le métier à tisser à la bouche
- la navette à la langue
- le peigne aux dents.
Les fils s'entremêlent avant de sortir de la bouche comme une bande de coton tissée avec ses dessins et ses couleurs".
Chez les dogon le tissage est une activité masculine pratiquée de père en fils.
* Appuie-têtes et sièges
* Portes et serrures
Les portes sculptées appartiennent généralement au Hogon qui est le chef spirituel et temporel des dogons ou aux notables.
Le décor des portes, volets et serrures de greniers ont des motifs symboliques qui se réfèrent au système de pensée et à la cosmogonie dogon, ces décors montre l'importance religieuse et sociale pour les dogon des objets utilitaires.
Les lignées d'ancêtres, des animaux ou des motifs de fécondité, qui assurent à la communauté une promesse d'abondance.
la serrure se compose de trois parties:
- une partie fixe haute et étroite ou coffre qui est fixée sur la porte.
- un pêne qui le traverse.
- une clé munie de trois dents.



* Coupes, auges cérémonielles, sculptures d'animaux
Vitrines présentant des coupes et auges cérémonielles.
Les coupes "ogo banya" qui sont l'emblême du pouvoir du Hogon qui est le chef spirituel et temporel des dogons et responsable du culte du LEBE . C'est dans ce plat qu'il partage la nourriture avec les dignitaires importants de la communauté lors de son intronisation. Le Hogon est souvent representé comme un cavalier monté sur le Nommo transformé en cheval à la suite de la chute de l'arche.
Les auges cérémonielles qui sont aussi appelées "arches du monde" représentent l'arche qu'Amma a envoyé du ciel pour transporter les premiers êtres vivants. Elles sont en forme de cheval stylisé et décorées de personnages censés représenter les ancêtres fondateurs de la création avec les bras levés pour implorer la pluie.



A suivre: Objets porteurs du sacré, objets de collection (suite et fin)
Bijoux, objets en bronze et en fer, pilliers de Toguna
09:43 Écrit par sanza dans Art d'Afrique, Dogon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
Facebook | |
16.08.2011
=> Exposition DOGON 2/4 - Musée du quai Branly à Paris: Peintures rupestres et masques
Cette exposition qui a eu lieu au Musée du quai Branly à Paris du 05 avril au 24 Juillet sera transférée à la Kunst-und Austellungshalle à Bonn du 14/10/2011 au 22/01/2012 en Allemagne
****
DOGON
Musée du quai Branly
37, quai Branly - 75007 Paris
du 05 avril au 24 juillet 2011
L’exposition « Dogon » présente l’histoire de l’art et de la culture dogon, depuis le 10ème siècle jusqu’à nos jours, à travers plus de 330 œuvres exceptionnelles issues de collections du monde entier et rassemblées pour la première fois en France.
L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus parmi les œuvres issues des cultures d’Afrique.
Outre les chefs-d’œuvre qui ont fait la renommée de l’art dogon, l’exposition présente des pièces cultuelles, ou même d’usage quotidien, qui évoquent les préoccupations métaphysiques et esthétiques des populations les ayant produites. Les typologies de ces objets, aux techniques virtuoses et variées, ont été rarement dévoilées en regard des grandes pièces de la statuaire.
Plus de dix siècles d’histoire des peuplements, des influences artistiques et culturelles sont ainsi parcourus à travers un rassemblement unique de chefs-d’œuvre incontournables et de pièces du quotidien inédites qui témoignent du peuplement progressif du pays dogon et de la richesse de sa diversité stylistique.
Hélène Leloup
Commissaire de l'exposition
****

Catalogue DOGON
par Hélène Leloup Commissaire de l'exposition avec la contribution de L. Cissé et B. gardi
L’ouvrage retrace l’histoire de la culture dogon depuis le Xe siècle jusqu’à nos jours, à travers 310 œuvres venant du monde entier. L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus d’Afrique. Outre les statues et les masques des Dogons, leur création plastique compte bon nombre d’autres pièces cultuelles ou d’usage quotidien de grande qualité, qui évoquent leurs préoccupations tant métaphysiques qu’esthétiques.
416 pages, 400 illustrations 39 € broché • 49 € relié
Coédition musée du quai Branly/Somogy
****
Sur les 2000 m² de la Galerie Jardin, l’exposition DOGON se compose de trois grandes parties thématiquesqui illustrent l’histoire de l’art et de la culture du peuple dogon au travers de productions artistiques variées.
Introduction : Histoire et origines des migrations des Dogon
Les récentes recherches historiques sur l’Afrique de l’Ouest ont démontré que les populations établies dans les diverses zones de la région n’étaient pas isolées. Les vagues de migrations, les pistes caravanières, les échanges commerciaux sur de longues distances ainsi que les relations avec les autres peuples résidant dans la région de Bandiagara ont permis de former un réseau développé de contacts, bien avant l’arrivée des Européens. La population dogon s’est donc enrichie de ces acquis que lui ont apportés les civilisations alentours.
Première partie : Styles de statuaire en pays dogon
Au-delà de l’unité apparente d’une identité commune forgée au fil des siècles, les statues présentées dans cette partie dévoilent la remarquable créativité des peuples du pays dogon et la grande diversité de ses productions artistiques. Elle explore la complexité sous-jacente au pays dogon, perçu à tort comme un continuum culturel.
Réparties selon différents styles correspondants à des peuples différents ou à des zones géographiques spécifiques, 133 sculptures exceptionnelles témoignent de cette richesse : Djennenke, N’Duleri, Tombo, Niongom, et Tellem, Dogon-Mande, Tintam, Bombou Toro, Kambari, Komakan, styles de la falaise et de la plaine du Séno.
A leur arrivée sur le plateau de Bandiagara, les Dogon se retrouvent face à des peuples occupant déjà la région et possédant une culture matérielle élaborée.
Sculptures et textiles des Tellem retrouvés dans les sanctuaires coexistent sur la falaise avec les oeuvresNiongom et Dogon mandé, tandis qu’au nord les sculptures Djennenké et, au centre du plateau, les piècesTombo témoignent des vagues migratoires différentes.
Deuxième partie : La fascination des anthropologues: peintures et masques
L’intérêt qui se développe en Occident pour l’art dogon, de la conquête de Bandiagara en 1893 jusqu’à aujourd’hui, est d’abord une ambition scientifique, qui trouve sa pleine expression dans la mission Dakar-Djibouti (1931-1933). Cette partie explore l’approche institutionnelle des premières collectes, point de départ de la diffusion de la connaissance de l’art dogon en Occident.
L’évocation de deux figures de l’imaginaire anthropologique, Louis Desplagnes et Marcel Griaule, permet de comprendre comment l’art dogon s’impose à la curiosité et au goût européen.
* Peintures rupestres
C’est en 1907 que Louis Desplagnes, dans son livre Le plateau central nigérien, amorce les premières études des arts et cultures du pays dogon, suite à une expédition dans la région de Bandiagara.
Il met au jour un art rupestre remarquable par la vivacité et le dynamisme de son expression, et ses collectes alimentent le musée d’ethnographie du Trocadéro. Une vingtaine de peintures rupestres sont présentées dans cette sous-section.
* Masques
Marcel Griaule propose dans Masques dogons (1938) une typologie d’une grande précision ethnographique. Objet de recherche privilégié, le masque dogon participe à la construction de cette discipline ethnologique. 35 masques dogon exposés évoquent la classification définie dans cet ouvrage.
Troisième partie : objets porteurs de sacré, objets de collection
Parallèlement à la quête scientifique et au développement des missions d’enquêtes sur le terrain, la fascination pour les objets et sculptures dogon s’intensifie. Les collectionneurs s’entourent non seulement de pièces de statutaires dogon mais aussi d’objets singuliers.
Un montage de 35 minutes d’extraits du film de Jean Rouch le Dama d’Ambarra (1974) vient enrichir le début de cette séquence.
Les 140 objets exposés dans cette dernière section témoignent de l’inclination des sculpteurs dogons à évoquer le mythe d’origine dans les objets du quotidien et d’éléments d’architecture tels que bijoux, objets en bronze et en fer, poulies, portes, serrures, sièges, appuie-têtes, sculptures d’animaux, autels, arches, coupes et plats.
Ces objets déclinent les mêmes thèmes « magico-religieux »que les sculptures présentées dans la première partie.
À la fin du parcours des piliers de Toguna, la « case à palabres » construction ouverte érigée au centre des villages dogon mènent à la grande statue djennenké du musée du quai Branly, chef d’oeuvre incontournable de l’art du pays dogon.
Consulté ce Texte sur: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_CP_Dogon_01.pdf
****
http://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/enseignant...
http://www.franceinter.fr/evenement-dogon-0?page=2
http://www.tribalmagazine.com/T60fr/index.html#/72/
****
Suite à : Styles de statuaire en pays dogon
http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/07/26/exposition-dogon-musee-du-quai-branly.html
****
Masques et peintures rupestres
* MASQUES
L'ethnologue Marcel Griaule lors de ses séjours chez les Dogons dans les années 1930 répertorie plus de soixante huit types de masques qui sont liés chacun à un personnage ou à un mythe. Les porteurs de masques sont regroupés dans l'Awa ou société des masques, leurs sorties ont principalement lieu lors de cérémonies funéraires "Dama" ou levé de deuil et lors de la cérémonie du "Sigui" (sigi) célébrée tous les soixante ans et qui commémore la révélation de la parole et la mort du premier ancêtre mythique. Ce temps correspondrait à la durée de la révolution de l’étoile satellite de Sirius autour de cette dernière.
La dernière cérémonie du Sigui a eu lieu en 1967 et s'est déroulée sur 7 ans de 1967 à 1973. Les masques se déplaçant chaque année de village en village. La prochaine cérémonie du Sigui aura donc théoriquement lieu en 2027 !!
Jean Rouch a réalisé quelques films lors des dernières cérémonies entre 1967 et 1974.
Pour plus d'informations sur les masques consulter: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_DP_Dogon.pdf
Salle des masques
Deux masques surmontés d'une figure féminine - 57,8 et 85 cm
A gauche: masque kanaga
A droite: masque antilope-cheval ka - 112 cm

A gauche: masque - 34 cm
A droite: masque hyène - 28,5 cm
A gauche: masque rhinocéros gomitopo - 61 cm
A droite: masque de cervidé - 87 cm
A gauche: masque surmonté d'une figure anthropomorphe - 58 cm
A droite: Masque - 43,8 cm

Deux masques satimbe (soeur des masques) - 138 et 128 cm
Masque singe noir - 40 cm

Masque "maison à étages " sirige (détail) - 520 cm

Masque crocodile dia

Deux masques - 45 et 43,2 cm

Masque de Saman (peuple du centre du plateau) - 31 cm

A gauche: masque oiseau picoreur dyodyomini - 83 cm
A droite: masque antilope-cheval ka - 112 cm
Masque et poitrine postiche de jeune fille - 40 et 110 cm

Masque de singe blanc omono - 131 cm
* PEINTURES RUPESTRES
Ci-après ensemble de fragments de peintures rupestres rapportés par Louis Desplagnes au tournant du XIXe - XXe siècle lors des premières explorations dans la falaise de Bandiagara. Au début du XXe siècle Desplagnes fut le premier européen à explorer minutieusement le Pays Dogon.
Ces fragments proviennent de l'auvent du village de Songo appellé aussi "auvent Desplagnes" qui est le plus important site de peintures rupestres du pays dogon.

A suivre: Objets porteurs du sacré, objets de collection
Poulies de métier à tisser, les portes et serrures, coupes et auges du Hogon
20:22 Écrit par sanza dans Art d'Afrique, Dogon, Mali | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
Facebook | |
13.08.2011
=> Exposition DOGON 1/4 - Musée du quai Branly à Paris: Styles de statuaire en pays dogon
Cette exposition qui a eu lieu au Musée du quai Branly à Paris du 05 avril au 24 Juillet sera transférée à la Kunst-und Austellungshalle à Bonn du 14/10/2011 au 22/01/2012 en Allemagne
****

Grande statue androgyne aux bras levés Djennenké (IXe -Xe siècle), bois, H: 210 cm
DOGON
Musée du quai Branly
37, quai Branly - 75007 Paris
du 05 avril au 24 juillet 2011
L’exposition « Dogon » présente l’histoire de l’art et de la culture dogon, depuis le 10ème siècle jusqu’à nos jours, à travers plus de 330 œuvres exceptionnelles issues de collections du monde entier et rassemblées pour la première fois en France.
L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus parmi les œuvres issues des cultures d’Afrique.
Outre les chefs-d’œuvre qui ont fait la renommée de l’art dogon, l’exposition présente des pièces cultuelles, ou même d’usage quotidien, qui évoquent les préoccupations métaphysiques et esthétiques des populations les ayant produites. Les typologies de ces objets, aux techniques virtuoses et variées, ont été rarement dévoilées en regard des grandes pièces de la statuaire.
Plus de dix siècles d’histoire des peuplements, des influences artistiques et culturelles sont ainsi parcourus à travers un rassemblement unique de chefs-d’œuvre incontournables et de pièces du quotidien inédites qui témoignent du peuplement progressif du pays dogon et de la richesse de sa diversité stylistique.
Hélène Leloup
Commissaire de l'exposition
****

Catalogue DOGON
par Hélène Leloup Commissaire de l'exposition avec la contribution de L. Cissé et B. gardi
L’ouvrage retrace l’histoire de la culture dogon depuis le Xe siècle jusqu’à nos jours, à travers 310 œuvres venant du monde entier. L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus d’Afrique. Outre les statues et les masques des Dogons, leur création plastique compte bon nombre d’autres pièces cultuelles ou d’usage quotidien de grande qualité, qui évoquent leurs préoccupations tant métaphysiques qu’esthétiques.
416 pages, 400 illustrations 39 € broché • 49 € relié
Coédition musée du quai Branly/Somogy
****
Sur les 2000 m² de la Galerie Jardin, l’exposition DOGON se compose de trois grandes parties thématiques qui illustrent l’histoire de l’art et de la culture du peuple dogon au travers de productions artistiques variées.
Introduction : Histoire et origines des migrations des Dogon
Les récentes recherches historiques sur l’Afrique de l’Ouest ont démontré que les populations établies dans les diverses zones de la région n’étaient pas isolées. Les vagues de migrations, les pistes caravanières, les échanges commerciaux sur de longues distances ainsi que les relations avec les autres peuples résidant dans la région de Bandiagara ont permis de former un réseau développé de contacts, bien avant l’arrivée des Européens. La population dogon s’est donc enrichie de ces acquis que lui ont apportés les civilisations alentours.
Première partie : Styles de statuaire en pays dogon
Au-delà de l’unité apparente d’une identité commune forgée au fil des siècles, les statues présentées dans cette partie dévoilent la remarquable créativité des peuples du pays dogon et la grande diversité de ses productions artistiques. Elle explore la complexité sous-jacente au pays dogon, perçu à tort comme un continuum culturel.
Réparties selon différents styles correspondants à des peuples différents ou à des zones géographiques spécifiques, 133 sculptures exceptionnelles témoignent de cette richesse : Djennenke, N’Duleri, Tombo, Niongom, et Tellem, Dogon-Mande, Tintam, Bombou Toro, Kambari, Komakan, styles de la falaise et de la plaine du Séno.
A leur arrivée sur le plateau de Bandiagara, les Dogon se retrouvent face à des peuples occupant déjà la région et possédant une culture matérielle élaborée.
Sculptures et textiles des Tellem retrouvés dans les sanctuaires coexistent sur la falaise avec les oeuvres Niongom et Dogon mandé, tandis qu’au nord les sculptures Djennenké et, au centre du plateau, les pièces Tombo témoignent des vagues migratoires différentes.
Deuxième partie : La fascination des anthropologues: peintures et masques
L’intérêt qui se développe en Occident pour l’art dogon, de la conquête de Bandiagara en 1893 jusqu’à aujourd’hui, est d’abord une ambition scientifique, qui trouve sa pleine expression dans la mission Dakar-Djibouti (1931-1933). Cette partie explore l’approche institutionnelle des premières collectes, point de départ de la diffusion de la connaissance de l’art dogon en Occident.
L’évocation de deux figures de l’imaginaire anthropologique, Louis Desplagnes et Marcel Griaule, permet de comprendre comment l’art dogon s’impose à la curiosité et au goût européen.
* Peintures rupestres
C’est en 1907 que Louis Desplagnes, dans son livre Le plateau central nigérien, amorce les premières études des arts et cultures du pays dogon, suite à une expédition dans la région de Bandiagara.
Il met au jour un art rupestre remarquable par la vivacité et le dynamisme de son expression, et ses collectes alimentent le musée d’ethnographie du Trocadéro. Une vingtaine de peintures rupestres sont présentées dans cette sous-section.
* Masques
Marcel Griaule propose dans Masques dogons (1938) une typologie d’une grande précision ethnographique. Objet de recherche privilégié, le masque dogon participe à la construction de cette discipline ethnologique. 35 masques dogon exposés évoquent la classification définie dans cet ouvrage.
Troisième partie : objets porteurs de sacré, objets de collection
Parallèlement à la quête scientifique et au développement des missions d’enquêtes sur le terrain, la fascination pour les objets et sculptures dogon s’intensifie. Les collectionneurs s’entourent non seulement de pièces de statutaires dogon mais aussi d’objets singuliers.
Un montage de 35 minutes d’extraits du film de Jean Rouch le Dama d’Ambarra (1974) vient enrichir le début de cette séquence.
Les 140 objets exposés dans cette dernière section témoignent de l’inclination des sculpteurs dogons à évoquer le mythe d’origine dans les objets du quotidien et d’éléments d’architecture tels que bijoux, objets en bronze et en fer, poulies, portes, serrures, sièges, appuie-têtes, sculptures d’animaux, autels, arches, coupes et plats.
Ces objets déclinent les mêmes thèmes « magico-religieux »que les sculptures présentées dans la première partie.
À la fin du parcours des piliers de Toguna, la « case à palabres » construction ouverte érigée au centre des villages dogon mènent à la grande statue djennenké du musée du quai Branly, chef d’oeuvre incontournable de l’art du pays dogon.
Consulter ce Texte sur: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_CP_Dogon_01.pdf
****
http://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/enseignant...
http://www.franceinter.fr/evenement-dogon-0?page=2
http://www.tribalmagazine.com/T60fr/index.html#/72/
****
Styles de statuaire en pays dogon
Plus de 130 sculptures réparties selon les différents styles témoignent de la créativité et de l'étonnante variété de la production artistique des peuples qui se sont succédés ou cotoyés du Xe siècle à nos jours dans les environs de Bandiagara au Mali.
Que se soient les Djennenke, N'Duleri, Niongom, Tellem, Dogon-Mande, Tintam, Bombou-Toro, Kambari, Komakan et style tardif de la falaise de la plaine du Seno ces peuples ont façonnés des maternités, des cavaliers, des statues hermaphrodites, des statues aux bras levés etc.. qui le plus souvent représentent des ancêtres.
Si les masques sont créés par les initiés, la statuaire quant à elle est l'affaire de forgerons patentés, qui sont les seuls à pouvoir sculpter ces effigies religieuses.
Pour plus d'informations sur le peuplement consulter: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_DP_Dogon.pdf
Djennenke
Xe - XIXe siècle

Grande statue androgyne aux bras levés Djennenké (IXe -Xe siècle), bois, H: 210 cm



N'Duleri
XVIe - XXe siècle






Niongom
Xe - XVIIe siècle

Tellem
Xe - XVIe siècle










Dogon-Mande
XVe - XXe siècle

Tintam
XIVe - XXe siècle









Bombou-Toro
XVe - XXe siècle

Kambari, Komakan, falaise et plaine du Séno
XVe - XXe siècle


A suivre: La société des masques
08:38 Écrit par sanza dans Art d'Afrique, Dogon | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dogon, mali, musée du quai branly |
Facebook | |
06.08.2011
=> BRUNEAF 2011 - Sanza - Exposition des lamellophones de la collection F. & F. Boulanger - Bouhière
BRUNEAF XXI
Brussels Non European Art Fair
Grand Sablon - Bruxelles
du 08 au 12.06.2011
BRUNEAF PRESENTE
"SANZA"
Exposition des lamellophones de la collection F. & F. Boulanger - Bouhière
Plus de 160 "sanza" ou "likembe" ... provenant de différentes régions d'Afrique Noire. Ces lamellophones sont aussi connus sous les noms de "thumb piano", "mbira", "kalimba" ... dans les pays anglophones.
8A Rue Bodenbroek - Grand Sablon - 1000 Bruxelles
***************
"Si l’on devait définir la passion qui engendre la naissance d’une collection, celle de François et Françoise Boulanger-Bouhière, à l’origine de ce remarquable ensemble, en serait le résumé fondamental. L’assemblage de la plupart des styles connus pour en faire un grand cru procède de l’excellence d’un maître de chai.
Après une carrière d’enseignant dans l’ex Congo-Belge où la future passion de la collection n’était qu’une ébauche inconsciente, de retour en Belgique les graines d’émotion commencèrent à germer lentement et les premiers lamellophones furent acquis au gré des brocantes et plus tard chez tous les marchands d’arts premiers de Bruxelles et d’ailleurs.
Notre rencontre, il y a trente cinq ans, m’a d’emblée touché par une immense gentillesse, discrète, presque timide, qui définit le couple Boulanger, renforcée ensuite par la découverte d’une générosité sans limite. En effet, tout le monde connaît le blog « Sanza », peut-être la meilleure newsletter du monde pour savoir ce qui se passe dans le domaine des arts premiers, et cela en toute humilité et gracieusement !
C’est donc avec beaucoup d’émotion qu’à l’unanimité, tous les membres de Bruneaf ont accueilli l’idée d’honorer François et Françoise en montant cette exposition d’objets petits de taille certes, mais de grande qualité, où l’ancienneté et la beauté ne se séparent jamais. Nous tenons tout particulièrement à les remercier de nous avoir fait confiance et nous avoir permis de monter ce projet.
Un catalogue illustré, fruit du travail d’une équipe enthousiasme, dirigée par Thomas Bayet, assisté de Sophie Caltaux et de Pierre Buch, laissera une trace indélébile des photos de ces instruments prises par un jeune photographe, Yannick Van Ruysevelt.
Cet ouvrage sans prétention scientifique mais riche d’informations précises, fruit des longues recherches du couple Boulanger-Bouhière, se veut avant tout d être la preuve qu’avec une vraie passion et des moyens modestes, il est encore possible de constituer une collection de biloko kitoko, petit objet de grande beauté en lingala, l’une des langues de la République Démocratique du Congo, centre géographique de l’aire de distribution des sanza.
N’oublions jamais que les grands arbres, tout comme les collectionneurs, sont d’abord de petites pousses fragiles et très vulnérables. Il est de notre devoir de les respecter encore plus".
Pierre Loos
Président de Bruneaf
***********************
Catalogue de 75 pages couleurs reprenant l'ensemble des 167 "sanza" présentées dans l'exposition.
**************
BRUNEAF ASBL
17, Impasse Saint Jacques
1000 Bruxelles
Belgique
************************************************************
La sanza est un instrument dont le son est produit par la flexion et la détente à l'aide des doigts, d'une matière flexible, qu’elle soit métallique ou végétale. Une série de lamelles vibrantes, plus ou moins parallèles, sont fixées au support par l’intermédiaire d’un chevalet. Cet idiophone par pincement peut donc être également appelé «lamellophone».
Originaire d'Afrique noire, la sanza ne semble pas posséder d'équivalent dans le corpus instrumental occidental. Les seuls instruments qui s’en approchent sont la guimbarde et le système à lamelles de certaines boîtes à musique.
Quant à son ancienneté, elle reste difficile à déterminer. Elle fut vraisemblablement décrite pour la première fois par le frère dominicain Dos Santos en 1586 sous l'appellation «ambira», puis par le jésuite Filippo Bonanni, en 1722, comme «marimba de cafri». La sanza est mentionnée de nombreuses fois, par la suite sous des noms divers.
L'aire de diffusion de la sanza s'étend presque dans toute l'Afrique Noire, avec un taux de concentration élevé dans les bassins du Congo et du Zambèze.
On considère actuellement que le berceau des sanza à lamelles végétales se situe au Cameroun et celui des sanza à lamelles métalliques dans le Bas-Zambèze. Le bassin du Congo, situé géographiquement entre ces deux berceaux, constitue le point de rencontre des deux traditions.
On trouve également des lamellophones en Amérique latine, comme aux Antilles, en Guyane ou au Brésil, importées sans doute outre atlantique avec l'esclavagisme. Ce sont peut-être les noirs affranchis d'Amérique qui ont amené la sanza au Libéria et en Haute-Guinée, comme l’a suggéré M. Montandon, dans une Afrique plus septentrionale et plus occidentale que celle où elle a vu le jour.
Les termes «sanza» en Kiswahili et «mbira» au Zimbabwe sont les deux appellations les plus courantes pour cet instrument de musique. C’est David Livingstone qui parcourant les régions peuplées par les Nyungwe et Manganja du Mozambique relève dans ses écrits «Narrative of a Expedition to the Zambezi and its Tributaires» en 1865, le nom «nsansi» par lequel ces tribus désignent ce lamellophone et que Livingstone aurait déformé en «sanza». Mais son nom varie selon les régions et les groupes ethniques, et on trouve par conséquent une multitude d’appellations vernaculaires pour le désigner, parmi lesquelles : likembe en Lingala, Tshisanji en Tshiluba du Kasaï, Kisanji en Luba du Shaba, kalimba, sartele, gibinji, ilimba, kasela, kizanzi, txa quele, isanji, esandju, kadimba, mutyapata, kankobele, lungandu, kyanya, kakolo ndondo, deza, kone, etc.
**********************
Merci à tous mes amis et nombreux visiteurs qui sont venus voir notre exposition et aussi à MARTINE (Détours des Mondes), Jean-Pierre FILLIEUX, Luc LEFEBVRE (ethnotribalart) et Jean-Michel VANDEN BERGHE pour les photos ci-dessous.























Pour voir d'autre photos visiter le site AFRICARTE de Marcello Lattari
http://www.africarte.it/news/Bruxelles/Reportage/bruneaf_...
+++++++++++++++++++++++
TRIBAL ART MAGAZINE pages 120 à 123 dans
François BOULANGER - Chronique d'un collectionneur de sanza
par Françoise Barrier
http://www.tribalmagazine.com/T60fr/index.html#/120/
20:45 Écrit par sanza dans Art d'Afrique, Bruneaf juin 2011, Mbira, Sanza | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
Facebook | |
03.08.2011
=> Carnet de voyages. En quête d'impressions - Masques de Nuo
Musée International du Carnaval et du Masque
Rue Saint Moustier, 10 à 7130 Binche
www.museedumasque.be
A l'occasion de Europalia Chine
Carnet de voyages - En quête d'impressions
30 octobre 2009 au 25 avril 2010
****
Théâtre et masques de Nuo
La Chine compte de nombreuses traditions de théâtre parmi celles-ci le "Nuoxi" ou théâtre d'exorcisme provenant de l'ancien rite chamanique "Nuo". Le terme Nuoxi signifie "expulser les démons de la maison".
Le Nuo regroupe des cérémonies rituelles et exorcistes diverses pratiquées depuis le néolithique (4ème millénaire avant Jésus-Christ) dans le milieu rural où se mêlent danses et représentations théâtrales dans lesquelles sont arborés des masques représentant un panthéon de divinités chassant fantômes et démons qui sont la cause des maladies et autres malheurs.
Si la Révolution Culturelle chinoise a détruit un grand nombre de masques considérés comme objets religieux. Depuis les années 1980 des masques anciens sont réapparus dans diverses régions de la Chine et avec eux les cérémonies du Nuo.







16:37 Écrit par sanza dans Europalia Chine, Nuo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
Facebook | |
01.08.2011
=> Carnet de voyages. En quête d'impressions - Figures d'ombre et marionnettes
Musée International du Carnaval et du Masque
Rue Saint Moustier, 10 à 7130 Binche
www.museedumasque.be
A l'occasion de Europalia Chine
Carnet de voyages - En quête d'impressions
30 octobre 2009 au 25 avril 2010
****
Silhouettes d'ombre & marionnettes










15:47 Écrit par sanza dans Chine, Europalia Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : binche, chine, marionnette |
Facebook | |









































































































































