23/08/2011

=> Exposition DOGON 4/4 - Musée du quai Branly à Paris: bijoux, objets en bronze et en fer, pilliers de Toguna

Cette exposition qui a eu lieu au Musée du quai Branly à Paris du 05 avril au 24 Juillet sera transférée à la Kunst-und Austellungshalle à Bonn du 14/10/2011 au 22/01/2012 en Allemagne

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DOGON

 Musée du quai Branly

 37, quai Branly - 75007 Paris

www.quaibranly.fr

 

du 05 avril au 24 juillet 2011

L’exposition « Dogon » présente l’histoire de l’art et de la culture dogon, depuis le 10ème siècle jusqu’à nos jours, à travers plus de 330 œuvres exceptionnelles issues de collections du monde entier et rassemblées pour la première fois en France.

L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus parmi les œuvres issues des cultures d’Afrique. 
Outre les chefs-d’œuvre qui ont fait la renommée de l’art dogon, l’exposition présente des pièces cultuelles, ou même d’usage quotidien, qui évoquent les préoccupations métaphysiques et esthétiques des populations les ayant produites. Les typologies de ces objets, aux techniques virtuoses et variées, ont été rarement dévoilées en regard des grandes pièces de la statuaire. 

Plus de dix siècles d’histoire des peuplements, des influences artistiques et culturelles sont ainsi parcourus à travers un rassemblement unique de chefs-d’œuvre incontournables et de pièces du quotidien inédites qui témoignent du peuplement progressif du pays dogon et de la richesse de sa diversité stylistique.

Hélène Leloup
Commissaire de l'exposition

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dogon,mali,musée du quai branly

 

Catalogue DOGON

par Hélène Leloup Commissaire de l'exposition avec la contribution de L. Cissé et B. gardi

L’ouvrage retrace l’histoire de la culture dogon depuis le Xe siècle jusqu’à nos jours, à travers 310 œuvres venant du monde entier. L’art des Dogon du Mali est l’un des plus connus d’Afrique. Outre les statues et les masques des Dogons, leur création plastique compte bon nombre d’autres pièces cultuelles ou d’usage quotidien de grande qualité, qui évoquent leurs préoccupations tant métaphysiques qu’esthétiques.

416 pages, 400 illustrations 39 € broché • 49 € relié

Coédition musée du quai Branly/Somogy

acheter le catalogue en ligne, version brochée (vers le site la boutique des musées, nouvelle fenêtre)

 

 


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Sur les 2000 m² de la Galerie Jardin, l’exposition DOGON se compose de trois grandes parties thématiquesqui illustrent l’histoire de l’art et de la culture du peuple dogon au travers de productions artistiques variées.

Introduction : Histoire et origines des migrations des Dogon

Les récentes recherches historiques sur l’Afrique de l’Ouest ont démontré que les populations établies dans les diverses zones de la région n’étaient pas isolées. Les vagues de migrations, les pistes caravanières, les échanges commerciaux sur de longues distances ainsi que les relations avec les autres peuples résidant dans la région de Bandiagara ont permis de former un réseau développé de contacts, bien avant l’arrivée des Européens. La population dogon s’est donc enrichie de ces acquis que lui ont apportés les civilisations alentours.

Première partie : Styles de statuaire en pays dogon

Au-delà de l’unité apparente d’une identité commune forgée au fil des siècles, les statues présentées dans cette partie dévoilent la remarquable créativité des peuples du pays dogon et la grande diversité de ses productions artistiques. Elle explore la complexité sous-jacente au pays dogon, perçu à tort comme un continuum culturel.

Réparties selon différents styles correspondants à des peuples différents ou à des zones géographiques spécifiques, 133 sculptures exceptionnelles témoignent de cette richesse : Djennenke, N’Duleri, Tombo, Niongom, et Tellem, Dogon-Mande, Tintam, Bombou Toro, Kambari, Komakan, styles de la falaise et de la plaine du Séno.

A leur arrivée sur le plateau de Bandiagara, les Dogon se retrouvent face à des peuples occupant déjà la région et possédant une culture matérielle élaborée.
Sculptures et textiles des Tellem retrouvés dans les sanctuaires coexistent sur la falaise avec les oeuvresNiongom et Dogon mandé, tandis qu’au nord les sculptures Djennenké et, au centre du plateau, les piècesTombo témoignent des vagues migratoires différentes.

Deuxième partie : La fascination des anthropologues: peintures et masques

L’intérêt qui se développe en Occident pour l’art dogon, de la conquête de Bandiagara en 1893 jusqu’à aujourd’hui, est d’abord une ambition scientifique, qui trouve sa pleine expression dans la mission Dakar-Djibouti (1931-1933). Cette partie explore l’approche institutionnelle des premières collectes, point de départ de la diffusion de la connaissance de l’art dogon en Occident.

L’évocation de deux figures de l’imaginaire anthropologique, Louis Desplagnes et Marcel Griaule, permet de comprendre comment l’art dogon s’impose à la curiosité et au goût européen.

* Peintures rupestres

C’est en 1907 que Louis Desplagnes, dans son livre Le plateau central nigérien, amorce les premières études des arts et cultures du pays dogon, suite à une expédition dans la région de Bandiagara.
Il met au jour un art rupestre remarquable par la vivacité et le dynamisme de son expression, et ses collectes alimentent le musée d’ethnographie du Trocadéro. Une vingtaine de peintures rupestres sont présentées dans cette sous-section.

* Masques

Marcel Griaule propose dans Masques dogons (1938) une typologie d’une grande précision ethnographique. Objet de recherche privilégié, le masque dogon participe à la construction de cette discipline ethnologique. 35 masques dogon exposés évoquent la classification définie dans cet ouvrage.

Troisième partie : objets porteurs de sacré, objets de collection

Parallèlement à la quête scientifique et au développement des missions d’enquêtes sur le terrain, la fascination pour les objets et sculptures dogon s’intensifie. Les collectionneurs s’entourent non seulement de pièces de statutaires dogon mais aussi d’objets singuliers.
Un montage de 35 minutes d’extraits du film de Jean Rouch le Dama d’Ambarra (1974) vient enrichir le début de cette séquence.

Les 140 objets exposés dans cette dernière section témoignent de l’inclination des sculpteurs dogons à évoquer le mythe d’origine dans les objets du quotidien et d’éléments d’architecture tels que bijoux, objets en bronze et en fer, poulies, portes, serrures, sièges, appuie-têtes, sculptures d’animaux, autels, arches, coupes et plats.
Ces objets déclinent les mêmes thèmes « magico-religieux » que les sculptures présentées dans la première partie.

À la fin du parcours des piliers de Toguna, la « case à palabres » construction ouverte érigée au centre des villages dogon mènent à la grande statue djennenké du musée du quai Branly, chef d’oeuvre incontournable de l’art du pays dogon.

Consulté ce Texte sur: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_CP_Dogon_01.pdf 

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http://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/enseignant...

 http://www.franceinter.fr/evenement-dogon-0?page=2 

http://www.tribalmagazine.com/T60fr/index.html#/72/

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Suite à : 

Styles de statuaire en pays dogon

http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/07/26/exposition... 

Masques et peinture rupestres

http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/08/10/dogon-2.html

Objets porteurs du sacré

http://sanza.skynetblogs.be/archive/2011/08/15/dogon-etc....

 

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Objets en bronze et en fer, bijoux, pilliers de Toguna

Hormis la statuaire et les masques, les artisans forgerons dogon ont produit de nombreux autres objets d'usage quotidien mais aussi d'architecture. Tous ces objets ont comme point commun de présenter des thèmes magico-religieux qui les relie tous par une décoration de motifs et personnages issus de la cosmogonie dogon et du mythe de la création de l'univers par Amma le dieu suprême et du Nommo qui enseignera aux hommes le langage, le tissage et l'agriculture. 

Pour plus d'informations consulter: http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQ... 

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Chez les dogons les forgerons constituent une caste à part dans la société dogon car ils sont les seuls à pouvoir travailler le métal mais aussi sculpter les statues et les portes de greniers, serrures, poulies de métier à tisser, pilliers de toguna en bois. Ils n'ont pas le droit de cultiver la terre mais reçoivent leur part en compensation de leur travail. 

Non seulement ils produisent des ustensiles destinés à la vie courante du village tels que couteaux, récipients, outils agricoles, armes de chasse ... Mais aussi des bijoux en fer ou en alliage cuivreux et des fers rituels, objets magico-religieux qui détiennent des vertus de guérison, de protection ou de sorcellerie qui sont utilisés dans le culte du binu, culte dédié aux ancêtres mythiques. Ils sont fixés sur les autels dédiés aux ancêtres ou au sommet des sanctuaires et reçoivent des sacrifices et des offrandes de bouillie de mil.

C'est dans les années 1950-60, avec l'islamisation du pays dogon, qui a entrainé l'abandon de sanctuaires pour les cultes traditionnels, que l'on a vu  arriver dans les collections européennes de nombreux objets en fer et bijoux qui étaient jusqu'alors la propriété de dignitaires religieux et de chefs de famille.

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Pilliers de TOGU NA

Togu signifie "abri" et na "grand" ou "mère".
La togu na ou "case à palabres" est une construction ouverte faite d'un épais toit  de tiges soutenu par des pilliers souvent sculptés de représentations à fonction symbolique liées à la fertilité.
La togu na est l’un des premiers bâtiments construits lors de la fondation d’un village. C'est un lieu associé à la parole car il est le lieu de réunion pour les hommes, là, où ils discutent des affaires du village et rendent la justice.

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Grande statue androgyne aux bras levés Djennenké (IXe -Xe siècle), bois, H: 210 cm

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