10/02/2008

CONGO 1884-1908 - Art et Histoire

Musée royal de l'Armée et d'Histoire Militaire
Parc du Cinquantenaire 3
1000 Bruxelles


Téléphone
00-32-(0)2 737 78 33 (Accueil)
00-32-(0)2 737 78 11 (Central)

Fax
00-32-(0)2 737 78 02

Internet
http://www.klm-mra.be
http://www.museedelarmee.be
infocom@klm-mra.be

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SALLE HISTORIQUE

Dans la salle historique du Musée Royal de l'Armée, aménagée au début des années 1920, qui a conservé son mobilier et son agencement d'origine, se trouvent quelques vitrines consacrées à l'entreprise coloniale du Roi Léopold II à travers le monde et parmi celles-ci, la colonisation du Congo qui restera sa propriété de 1884 à 1908 sous le nom d'Etat Indépendant du Congo (E.I.C.).

C'est en 1890 par la propagande anti-esclavagiste du cardinal Lavigerie, le grand apôtre africain, que Léopold II s'adjoignit une série d'hommes et mena sa campagne de 1892 à 1897 mieux connue sous le terme de "campagne arabe".
Les vitrines présentent donc un ensemble d'objets hétéroclites donnés par ces hommes qui participèrent à cette campagne. Elles renferment aussi bien des armes occidentales (fusils, sabres...), des décorations, des lettres et manuscrits, vêtements (costumes d'officiers), des butins de guerre faits durant les campagnes (costumes arabes, armes, coran...) mais aussi de nombreuses armes africaines (lances, couteaux, boucliers, haches...) présentées en panoplies, mais également des statuettes, bâtons de prestige etc...
Tous ces objets étaient récoltés ou appartenaient à des officiers et soldats qui participaient à la création et la lutte anti-esclavagiste de l'Etat Indépendant du Congo entre (1884 - 1908) pour le compte du Roi Léopold II. Le Congo qui en 1908 deviendra le Congo Belge.

Parmi ces nombreux officiers et soldats pionniers du Congo Indépendant citons en quelques uns: Louis Chaltin, Francis Dhanis, Pierre Ponthier Téophile Wahis, Syllie, Jules Ramaeckers, Dorme,  Writhoff, Alexandre Delcommune, Joubert, Diderich, Florent Cassart, Hubert Lothaire, Paul Le Marinel, Duvivier, Renier, Henri Doquier, Alphonse Jacques de Dixmude, Wangermée, Oscar Michaux, Nicolas Isidore Tobback, Joseph Lippens et Henri De Bruyne ...
Et dans le camp des Arabo-Swahilis les plus connus:
Ngongo Lutete (que l'on retrouvera ensuite dans le camp des forces de l'E.I.C.), Rumaliza, Tippo-Tip, Nserera et Sefu ...

Pour en savoir plus sur cette période:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagnes_de_l'%C3%89tat_ind%C3%A9pendant_du_Congo_contre_les_Arabo-Swahilis

http://www.congoposte.be/jacques_de_dixmude.htm

http://yettijeancongo.canalblog.com/archives/2007/04/30/4792551.html

http://users.skynet.be/aloube/avantcolo.htm

 


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21:12 Écrit par sanza dans Art du Congo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : afrique, congo, musee armee |  Facebook |  Imprimer | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

à comparer avec cet article:

Le procès de Léopold II, roi du Congo , COLETTE BRAECKMAN

Le monde anglo-saxon considère toujours Léopold II comme le patron sanguinaire du Congo. La télé s'empare du sujet. Remise en perspective ce soir sur La Deux.Léopold II, deuxième roi des Belges, celui dont les livres d'histoire n'ont retenu que quelques chromos (le roi bâtisseur, le géant dans une cave, etc.) est cette fois descendu de son piédestal pour être confronté au regard de l'histoire. Les charges sont lourdes, excessives dans leur formulation : génocide, holocauste, crimes comparables à ceux de Hitler...

Pour cet accusé-là, traîné sur le banc d'infamie, aucune circonstance atténuante n'est retenue, comme, par exemple, l'état d'esprit de ces débuts du capitalisme industriel, où l'exploitation des colonies au profit des métropoles était implacable, qu'il s'agisse de la France, de la Grande-Bretagne ou de la Belgique.

Il est vrai que les historiens de notre pays se sont longtemps montrés discrets sur ces premières années de la fondation de l'Etat « indépendant du Congo », où des millions de Congolais furent emportés par le travail forcé, le portage, les massacres. Ces crimes, à l'époque, furent dénoncés par Edmund Morel et Roger Casement, qui lancèrent les premières campagnes humanitaires des temps modernes.

Il fallut attendre l'œuvre modeste et opiniâtre du Belge Marchal, repris par l'Américain Hochschild, « Les fantômes du roi Léopold », pour que soit révélée au grand public l'extraordinaire violence de cette entreprise où l'on vit des mercenaires venus de toute l'Europe tailler un immense domaine privé au seul bénéfice d'un homme dont l'historien Jean Stengers disait, citant Stanley : « Le roi est d'une voracité incroyable ».

La BBC s'est emparée de ces récits d'horreur, qui avaient déjà inspiré Joseph Conrad, pour réaliser un documentaire implacable et manichéen, où l'on voit, d'un côté, Bruxelles embellie par les grands travaux réalisés avec l'argent venu d'Afrique et, de l'autre, de pitoyables images d'archives, montrant des indigènes aux mains mutilées, de longues files de porteurs, des prisonniers encordés. Entre le passé et le présent, entre ces images jaunies par l'histoire et les séquelles toujours visibles de cette exploitation forcenée, l'historien congolais Elikia M'Bokolo sert de fil conducteur. Il s'entretient avec les anciens, dépositaires de la mémoire orale des gens du Fleuve, il nous introduit à Bitumba ou à Basankusu, sur l'Equateur, des localités aussi misérables que voici un siècle.

Dans ce documentaire remarquable de force et de précision, tout est vrai, mais pas suffisant, car la conquête de l'Afrique par les grandes puissances n'est peut-être pas terminée. Espérons qu'il ne faudra pas attendre un siècle pour que soit réalisé un documentaire sur les millions de morts qu'ont entraînés les guerres et les prédations d'aujourd'hui...• « Le Roi blanc, le caoutchouc rouge, la mort noire », La Deux, 20 h 30. 08 avril 2004

© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2004


Conclusion un esclavagisme combattu pour être remplacé par un autre.

l'Afrique est belle, l'art africain est beau, mais les images de ses salles sont emplies de lames acérées et me font horreur.

Je frissonne à la pensée de ce que devaient ressentir ces hommes, ces femmes et ces enfants devant la toute puissance des blancs.
Ils ne devaient certainement pas être mieux traités que les ouvriers misérables qu'exploitaient la bourgeoisie ( soutien du roi) à cette époque.
Pour ce roi et ses amis que valait une vie d'un misérable qu'il soit blanc ou noir????

Je préfère me référer à vos pages précédentes plus pacifistes et plus joyeuse.
sans rancune!

Écrit par : hbron | 14/02/2008

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Bonjour.
Superbe ! Personnellement, je cherche désespérément des portraits de Lippens et De Bruyne... Où les trouver ??...
Merci d'avance si vous savez me "dépanner" !

Écrit par : Roufosse Francis | 21/10/2012

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