27/05/2017

#1 - Les Idiophones: Introduction

 IDIOPHONES - Introduction

idiophne 01.jpg

 

" La diversité des instruments naît de l'union réelle de la musique et de la vie.

Il semble qu'à cette condition de matérialité notre sens de la musique s'élargisse.

Trop limitée au seul aspect de ses oeuvres, la musique gagne à être vue également

sous le naturalisme de ses instruments. "

 André Schaeffner

Origine des instruments de musique (1936)

 

" L'extrême diversité des instruments musicaux d'Afrique est la preuve des

dispositions musicales remarquables de ses habitants, de leur esprit inventif et de

leur ingéniosité. Leur conception suppose une connaissance empirique des lois de

l'acoustique et la recherche constante du timbre. "

 

J.-N. Maquet

Antenne (1961)

 

IDIOPHONES

 Sanza, claquettes, racles, xylophones, tambours à fente, cloches avec ou sans battant, hochets, grelots & sonnailles, sistres.

 

En fonction du mode de percussion on répartit les idiophones en 6 grands groupes:

  • Les idiophones par pincement:

                 - Sanza

   (guimbardes, boîtes à musique)*

  • Les idiophones par entre-choc:

                 - Cla(i)quettes

   (cymbales, castagnettes) *

  • Les idiophones par raclement:

                 - Racles

   (crécelles)*

  • Les idiophones par friction:

   (frotteurs, bols chantant)*

  • Les idiophones par frappement:

                 - Xylophones

                 - Tambours à fente

                 - Cloches avec ou sans battant

                 - Tape-cuisses

   (bâtons de rythme, mortiers, métallophones, lithophones, cristallophones, simandres, tambours d'eau...)*

  • Les idiophones par secouement:

                 - Hochets & sistres

                 - Grelots & sonnailles

   (anklung)*

 

 * En italique et entre parenthèses: types d'instruments peu ou pas représentés en Afrique Noire.

+++++++++++++++++

 

Dans les collections des musées, les idiophones sont de loin les plus nombreux et les plus diversifiés. Ils représentent près de 50% de l'ensemble des instruments de musique traditionnels d'Afrique Noire répertoriés dans leurs réserves. Il ne faut pas oublier que deux des traits essentiels de la musique africaine sont le rythme et la prédominance de la percussion.

  • Musique et danse sont profondément insérées dans le tissu social, tout comme les autres créations esthétiques: I'art est partie de la vie, ce qui rend caduque les distinctions occidentales entre art pur et art appliqué, artiste et public, professionnel et amateur. Ceci ne veut pas dire que la spécialisation soit absente, et que le talent et les aptitudes individuelles ne soient pas perçus et valorisés, mais bien que les pratiques musicales concernent activement une partie du groupe beaucoup plus importante que dans les sociétés industrielles. Elles sont liées étroitement aux événements de la vie sociale: investitures de chefs, travail, réjouissances, cérémonies de deuil, chasse, et rituels religieux, etc... . Ainsi la musique traditionnelle existe-t-elle en Afrique du berceau à la tombe, part vivante d'une culture qui transcendante et transforme l'expérience quotidien.
  • Les instruments utilisés dans le contexte traditionnel sont très nombreux et semblent n'avoir sur ce plan de concurrence qu'en Asie. Toutes les familles y sont représentées, des percussions aux cordes en passant par les vents. Ici encore, on est frappé par la multiplicité des types, des formes, des solutions techniques et esthétiques à l'intérieur de chaque catégorie. Depuis les plus primitifs racleurs, hochets, sifflets de paille, etc..., jusqu'aux harpes, tambours, sanza et xylophones d'une grande complexité et de facture extrêmement soignée.
  • La participation des instruments est très variable: certaines musiques sont dominées par les percussions et mettent en oeuvre des tambours de toutes tailles et tous types. D'autres sont vocales et polyphoniques, avec pour seul accompagnement un discret racle en bambou. Mais quelque soit la proportion des ingrédient, chants, messages, instruments et danses forment un agrégat presque indissoluble.

Avant d'aborder la description des idiophones proprement dite, ci-après 4 séries de photos prises par Ch. Hénault dans les années 1970-1990 lors de ses missions dans diverses régions de la R.D. du Congo, appelé Zaïre à l’époque.

 

SERIE 1:

Danseuses et instruments de musique chez les Mangbetu, Village de Mongomasi Bunie (région des Uele)

R.D. du Congo (photos: Ch. Hénault, 1982)

idiophne 02.jpg

idiophne 03.jpg

idiophne 04.jpg

idiophne 06.jpg

idiophne 07.jpg

idiophne 08.jpg

idiophne 09.jpg

 

SERIE 2:

Musiciens Budu (région des Uele et des Mangbetu)

R.D. du Congo (photos: Ch. Hénault, 1976)

idiophne 10.jpg

idiophne 11.jpg

idiophne 12.jpg

 

SERIE 3: 

Cérémonie d'initiation chez les Pende (région du Kwango)

R.D. du Congo (photos: Ch. Hénault, 198?)

idiophne 13.jpg

idiophne 14.jpg

idiophne 16.jpg

idiophne 15.jpg

idiophne 17.jpg

 

SERIE 4:

Tambours à fente et xylophone (pandingbwa) Zande

R.D. du Congo (photos: Ch. Hénault)

 

idiophne 18.jpg

idiophne 19.jpg

idiophne 20.jpg

idiophne 21.jpg

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer